Mes coups de cœur au Japon

Il y a deux expériences qui m’ont particulièrement marquée au Japon. La première a été de me rendre tous les soirs dans les publics (onsen ou sento). La seconde, d’assister, à deux reprises, à des tournois de sumos.

Se laver dans les bains publics chauds : les onsens et les sentos

Ces deux termes font référence à des bains publics chauds. Dans le cas des onsens, ce sont des sources thermales naturelles et connues pour leurs vertus thérapeutiques tandis que dans la plupart des sentos, on prend son bain dans de l’eau du robinet chauffée. Se rendre dans un sento à l’heure de pointe (entre 20h et 22h) est une véritable expérience culturelle et relaxante.

Le rituel

Voici comment se déroule le rituel du bain public. Dans la plupart des lieux, les bains sont séparés en deux avec un côté homme et un côté femme. A l’entrée de l’espace dédié aux bains, vous trouverez des petits casiers pour y laisser vos chaussures. Ensuite, vous trouverez des casiers plus grands qui ferment à clé pour y mettre le reste de vos affaires. C’est le moment de se déshabiller entièrement et de ne garder avec vous qu’une serviette et vos produits de toilette éventuellement. Pousser la porte pleine de buée et vous entrez maintenant dans le cœur des bains. Le ou les bassin(s) en fonction de taille de l’espace thermal, sont entourés de petites stations de douche individuelles.

Chaque personne s’assied sur un petit siège en plastique pour prendre sa douche. Les japonaises y passent un temps considérable et s’y lavent consciencieusement. Une fois parfaitement propre, vous pourrez vous plonger dans le bassin d’eau chaude. Attention pour ceux qui ne sont pas habitués, l’eau est vraiment très chaude (entre 40 et 43 degrés). Les japonais n’y restent que quelques minutes. Certains reprennent une douche après et la plupart ensuite revêtent les yukatas prêtés par l’hôtel avant de retourner dans leur chambre et de se coucher.

J’ai beaucoup aimé cette expérience des bains publics. Si au début, l’idée de se baigner dévêtue m’était un peu inconfortable, je me suis vite prise au jeu. L’ambiance y est très calme, les japonais y viennent en famille. On sent que c’est un véritable moment de détente et de connexion entre eux. Chacun se salue gentiment mais profite dans son coin et on se sent nullement regardée.

Et pour ceux qui ont des tatouages

A noter : traditionnellement, les personnes tatouées ne peuvent pas accéder aux bains publics. En effet, au Japon, les tatouages sont souvent associés à la criminalité et aux yakuzas. C’est ce qui explique pourquoi traditionnellement de nombreux onsen interdisent l’entrée aux personnes tatouées pour préserver une ambiance paisible et éviter d’inquiéter les autres clients. Cependant, aujourd’hui, dans la plupart des hôtels ouverts aux touristes étrangers, cela ne pose plus de problème. Je vous conseille de poser la question à la réception de l’hôtel. Dans certains hôtels, ils vous diront qu’il n’y a aucun problème, tandis que d’autres mettront à votre disposition des sortes de grands sparadraps destinés à cacher vos tatouages.

La vue depuis l’un des bains de la station Gero-Onsen

Assister à un tournoi de sumos

Au Japon, les tournois de sumos ont lieu six fois par an à Tokyo, Osaka, Nagoya ou Fukuoka. Ils s’étalent sur une semaine environ avec des combats toute la journée. Si vous avez l’occasion de vous y rendre, surtout n’hésitez pas, foncez ! Ces événements étant très populaires, je vous recommande de réserver vos places à l’avance (voici le lien vers le site officiel). Les prix varient en fonction des sièges : plus on est assis proche du ring, plus les places seront chères. Les places dans les derniers rangs sont très accessibles, pour ma part, j’avais pris des places à 20e chacune et ce n’étaient pas celles les plus en hauteur.

Une expérience unique

J’ai vraiment adoré ma journée chez les sumos ! L’ambiance y est très familiale, très bon enfant, les japonais sont super fans des combattants et n’hésitent pas à l’exprimer en brandissant des pancartes ou en criant leurs encouragements. Les combats eux-mêmes sont fascinants : ils ne durent en eux-mêmes que quelques secondes mais sont précédés de toute une série de rituels codifiés. Les sumos eux-mêmes sont surprenants, ils sont extrêmement massifs et pour autant font preuve d’une grande souplesse et mobilité.

Autre chose amusante : les sumos sont des stars au Japon et il y a toujours une petite foule de fans qui plutôt que d’assister aux matchs se placent proches du couloir par lequel les sumos arrivent et repartent du stade pour avoir la chance de les apercevoir, de prendre une photo ou de leur donner un petit cadeau. Certains sumos saluent volontiers leurs groupies tandis que d’autres passent tout droit d’un pas lent et imposant dû à leur stature.

Assister à un tournoi de sumo est tout à la fois une expérience culturelle, sportive et permet d’assister à un événement ancré dans la vie quotidienne des Japonais. C’est vraiment quelque chose à ne pas rater si vous êtes dans une ville au moment des tournois. Si ce n’est pas le cas, j’avais lu qu’il était possible également d’assister aux entrainements des sumos du moins à Tokyo, ce qui doit aussi être super.

Vous trouverez ici mes trucs et astuces pour préparer au mieux votre voyage au Japon. Et je vous raconte mon itinéraire pour un voyage de deux semaines entre villes et montage.

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